Fiche métier · Image et vidéo
Chef opérateur
Le chef opérateur, ou directeur de la photographie, est responsable de l’image d’un film, d’une série, d’un clip ou d’une publicité. Avec le réalisateur, il définit la lumière, le cadre, les mouvements de caméra, les optiques et l’atmosphère visuelle de chaque scène. Il dirige les équipes caméra, électrique et machinerie, et suit l’image jusqu’à l’étalonnage. C’est l’un des métiers les plus créatifs et les plus exigeants du cinéma.
Que fait un chef opérateur ?
- Définir avec le réalisateur l’esthétique visuelle du film
- Préparer le tournage : repérages, choix de la caméra, des optiques et du matériel lumière
- Concevoir la lumière de chaque scène et diriger le chef électricien
- Décider des cadres et des mouvements avec le cadreur et le chef machiniste
- Garantir la cohérence de l’image d’une scène et d’un jour à l’autre
- Superviser l’étalonnage pour fixer le rendu final
Une journée type
Sur un tournage de long métrage, le chef opérateur arrive tôt pour préparer l’éclairage de la première scène avec le chef électricien. Pendant la répétition des comédiens, il ajuste la lumière et discute du découpage avec le réalisateur. Entre les prises, il vérifie l’image sur le moniteur, demande une diffusion supplémentaire, change d’optique. Il garde en tête le plan de travail : la lumière du jour tourne, il faut finir la séquence avant que le soleil ne passe derrière l’immeuble.
Compétences et qualités
- Maîtrise de la lumière, du cadre et de la colorimétrie
- Connaissance approfondie des caméras numériques et des optiques
- Culture artistique : peinture, photographie, cinéma
- Direction de plusieurs équipes techniques
- Dialogue avec le réalisateur et capacité à traduire une intention en image
- Gestion du temps et du budget image
Comment devenir chef opérateur ?
Le chef opérateur est très souvent diplômé d’une grande école de cinéma — département image de La Fémis, ENS Louis-Lumière, ESAV à Toulouse, INSAS à Bruxelles — ou d’un BTS Métiers de l’audiovisuel option image. Il gravit ensuite les échelons : assistant caméra, cadreur, puis directeur de la photographie de courts métrages, de clips et de documentaires avant les longs.
Formations et écoles
- La Fémis, département image (Paris)
- ENS Louis-Lumière, section cinéma (Saint-Denis)
- ESAV (Toulouse)
- INSAS (Bruxelles)
- BTS Métiers de l’audiovisuel, option métiers de l’image
Statut et contrat
Le chef opérateur est engagé en CDDU pour la préparation et le tournage d’un film ou d’une série, sous la convention collective de la production cinématographique ou audiovisuelle, et relève de l’annexe 8. En publicité, il est souvent rémunéré à la journée.
Quel salaire pour un chef opérateur ?
2 500 € à 4 500 € brut par semaine
Montants indicatifs pour une semaine de tournage de fiction ; les minima dépendent du budget du film. Les chefs opérateurs reconnus et la publicité se situent nettement au-dessus.
Fourchette indicative, en brut, relevée en 2026. Elle varie selon la structure, l’expérience et la convention collective applicable, dont les minima font foi.
Évolution de carrière
Le chef opérateur construit sa filmographie de projet en projet, souvent en fidélité avec des réalisateurs. Certains passent à la réalisation, d’autres se spécialisent dans la publicité, le clip ou les séries haut de gamme.
Questions fréquentes
Chef opérateur et directeur de la photographie, est-ce pareil ?
Oui. « Directeur de la photographie » est le titre au générique, « chef opérateur » l’usage courant sur les plateaux.
Faut-il avoir fait une grande école ?
Pas obligatoirement, mais la plupart des chefs opérateurs de long métrage sont passés par une école de cinéma ou un BTS image. Le réseau des écoles compte beaucoup dans ce métier.
Le chef opérateur cadre-t-il lui-même ?
Cela dépend des productions. Sur les petits films, les documentaires et les clips, il cadre souvent ; sur les grosses productions, il travaille avec un cadreur.
Quel rôle joue-t-il à l’étalonnage ?
Un rôle central : il fixe avec l’étalonneur le rendu final des couleurs et des contrastes, pour que l’image corresponde à ce qu’il a voulu au tournage.