Fiche métier · Événementiel
Monteur de stands
Le monteur de stands installe les espaces d’exposition des salons professionnels, des foires, des congrès et des événements de marque. À partir des plans du standiste ou de l’agence, il monte les structures, les cloisons, les planchers, le mobilier, les enseignes et l’éclairage, puis démonte tout à la fin de l’événement, souvent en une nuit. Il travaille pour un standiste, un menuisier agenceur ou un prestataire événementiel, dans les parcs des expositions et les palais des congrès, en France comme à l’étranger.
Que fait un monteur de stands ?
- Charger et décharger le matériel et les éléments de stand
- Lire et interpréter les plans de montage
- Assembler structures, cloisons, planchers et habillages
- Installer le mobilier, la signalétique, les enseignes et l’éclairage
- Réaliser les finitions et les retouches avant l’ouverture
- Démonter, conditionner et ranger les éléments après l’événement
Une journée type
À trois jours de l’ouverture d’un grand salon, le monteur de stands arrive à sept heures au parc des expositions, dans un hall encore vide et bruyant. Avec son équipe, il décharge le semi-remorque, repère l’emplacement au sol et commence par le plancher technique. L’après-midi, il assemble la structure en aluminium, pose les cloisons et l’habillage graphique. Le lendemain, il installe le mobilier, les écrans et l’éclairage, puis fait les finitions avant le passage du client. Le soir de la clôture, tout doit être démonté et chargé avant le matin.
Compétences et qualités
- Habileté manuelle et maîtrise de l’outillage électroportatif
- Lecture de plans et sens de l’organisation
- Notions de menuiserie, de peinture et d’électricité
- Travail en équipe et rapidité d’exécution
- Respect des règles de sécurité sur les chantiers
- Disponibilité, y compris la nuit, le week-end et en déplacement
Comment devenir monteur de stands ?
Aucun diplôme n’est obligatoire pour débuter, mais un CAP ou un bac professionnel en menuiserie, agencement, métallerie ou électricité est très apprécié. L’habilitation électrique, le CACES pour les nacelles et les chariots et les formations au travail en hauteur facilitent l’embauche et permettent d’évoluer. Beaucoup apprennent le métier directement sur les salons, en commençant comme aide-monteur.
Formations et écoles
- CAP ou bac pro menuiserie, agencement ou métallerie
- CAP ou bac pro électricité
- CACES nacelle et chariot, habilitation électrique
- Apprentissage sur le terrain comme aide-monteur
Statut et contrat
Le monteur de stands est le plus souvent salarié d’un standiste ou d’un prestataire, en CDI, en CDD ou en intérim, sous la convention collective de son employeur. Il ne relève en général pas de l’intermittence, sauf lorsqu’il est engagé par une entreprise du spectacle ou de l’événement qui applique une convention permettant le CDDU.
Quel salaire pour un monteur de stands ?
120 € à 200 € brut par jour
Rémunération journalière brute indicative. Les montages de nuit, les week-ends et les déplacements donnent souvent lieu à des majorations et à des indemnités.
Fourchette indicative, en brut, relevée en 2026. Elle varie selon la structure, l’expérience et la convention collective applicable, dont les minima font foi.
Évolution de carrière
Le monteur de stands peut devenir chef d’équipe, chef de chantier, responsable de montage ou chargé de production chez un standiste. Avec une formation en conception, il peut évoluer vers le métier de standiste ou de dessinateur d’agencement.
Questions fréquentes
Monteur de stands et standiste, quelle différence ?
Le standiste conçoit et vend le stand, souvent avec un architecte ou un designer. Le monteur de stands le construit sur place et le démonte à la fin de l’événement.
Faut-il un diplôme ?
Non pour débuter, mais une formation en menuiserie, en agencement ou en électricité aide beaucoup, tout comme les habilitations et les CACES.
Le métier est-il physique ?
Oui : port de charges, longues journées, travail debout et parfois en hauteur. Les délais très courts demandent aussi de l’endurance.
Peut-on travailler à l’étranger ?
Oui, de nombreux standistes suivent leurs clients sur les grands salons internationaux, en Europe et au-delà.