Fiche métier · Événementiel
Chef de projet événementiel
Le chef de projet événementiel conçoit, organise et pilote des événements de toutes tailles : séminaires, congrès, salons, conventions d’entreprise, lancements de produits, soirées de gala, festivals, événements sportifs ou culturels. À partir du brief du client, il imagine un concept, bâtit le budget, choisit les lieux et les prestataires, coordonne les équipes techniques et artistiques, puis supervise l’événement sur place, souvent jusqu’au démontage. Il travaille en agence, chez un annonceur, pour un lieu ou pour un organisateur de salons.
Que fait un chef de projet événementiel ?
- Analyser le brief du client et proposer un concept
- Construire le budget, le rétroplanning et la recommandation
- Rechercher les lieux et choisir les prestataires : technique, traiteur, décor, artistes
- Coordonner les équipes et les fournisseurs jusqu’au jour J
- Superviser le montage, le déroulé et le démontage de l’événement
- Faire le bilan avec le client et suivre la facturation
Une journée type
À deux jours d’une convention d’entreprise pour huit cents personnes, la cheffe de projet événementiel arrive à huit heures au centre de congrès. Elle fait le point avec le régisseur général sur le montage de la plénière, vérifie l’accrochage de l’écran LED, puis valide le plan de table du dîner avec le traiteur. En début d’après-midi, le client demande de déplacer une intervention : il faut revoir le conducteur, prévenir la régie, briefer les hôtesses. Le soir, elle assiste à la répétition générale avec l’animateur. Le jour J, elle sera là de six heures à minuit, oreillette vissée.
Compétences et qualités
- Organisation, anticipation et gestion des priorités
- Maîtrise des budgets et négociation avec les prestataires
- Créativité pour imaginer des concepts
- Connaissance des métiers techniques : son, lumière, vidéo, structures
- Sang-froid et réactivité le jour J
- Aisance relationnelle avec les clients et les équipes
Comment devenir chef de projet événementiel ?
Le chef de projet événementiel est souvent diplômé d’une école de commerce, d’un bachelor ou d’un master en communication et événementiel, ou d’un BTS Communication ou Tourisme complété par une spécialisation. Des écoles spécialisées dans l’événementiel existent dans la plupart des grandes villes. L’expérience compte beaucoup : on débute souvent comme assistant ou chargé de projet, en agence ou chez un organisateur de salons.
Formations et écoles
- Bachelors et masters en communication et événementiel
- Écoles de commerce, spécialisation événementiel
- BTS Communication ou Tourisme, puis spécialisation
- Licences professionnelles métiers de l’événementiel
Statut et contrat
Le chef de projet événementiel est le plus souvent salarié en CDI ou en CDD d’une agence, d’un annonceur ou d’un organisateur, sous la convention collective de son employeur. Il ne relève en général pas de l’intermittence. Certains travaillent en freelance, notamment pour des agences en période de forte activité.
Quel salaire pour un chef de projet événementiel ?
2 500 € à 4 000 € brut par mois
Salaire mensuel brut indicatif, selon l’expérience et la taille de l’agence. Un chargé de projet débutant commence plus bas ; un directeur de projet expérimenté gagne davantage.
Fourchette indicative, en brut, relevée en 2026. Elle varie selon la structure, l’expérience et la convention collective applicable, dont les minima font foi.
Évolution de carrière
Le chef de projet événementiel peut devenir directeur de projet, directeur de clientèle ou directeur d’agence, créer sa propre agence, ou rejoindre le service événementiel d’une grande entreprise, d’un lieu ou d’un festival.
Questions fréquentes
Chef de projet événementiel et régisseur général, quelle différence ?
Le chef de projet porte la relation avec le client, le concept, le budget et la coordination d’ensemble. Le régisseur général dirige la partie technique de l’événement : montage, équipes, sécurité, déroulé.
Le chef de projet événementiel est-il intermittent ?
En général non : il est salarié permanent ou freelance. Ce sont surtout les techniciens et les artistes engagés sur l’événement qui relèvent de l’intermittence.
Quelles sont les périodes les plus chargées ?
Le printemps, le début de l’automne et la fin d’année, avec les séminaires, les salons, les conventions et les soirées de fin d’année. L’été est plus calme, sauf pour les festivals.
Faut-il une école spécialisée ?
Elle aide à entrer dans le métier, mais les agences recrutent aussi des profils de communication, de commerce, de tourisme ou de production culturelle, à condition d’avoir fait ses preuves en stage.